
On m’accordera, même parmi ceux qui, au sein d’EDF, se sont montrés les plus zélés à me discréditer, que je n’ai jamais varié dans mes positions. Malgré des décisions de justice claires et la reconnaissance explicite des faits par l’autorité judiciaire, certains persistent à nier la réalité, ne croyant qu’à une seule vérité : celle d’EDF.
Ce dogmatisme, entretenu et relayé par certains acteurs, conduit non seulement à ignorer les jugements rendus, mais aussi à prolonger des pratiques délétères qui viennent démontrer, s’il en était encore besoin, le caractère institutionnel du harcèlement au sein de cette entreprise. Les attitudes observées sur cette plateforme en sont une illustration supplémentaire.
Ce qui me consterne le plus, ce n’est pas la critique en elle-même, mais l’acharnement de celles et ceux qui, hier encore, participaient aux décisions, validaient les méthodes et couvraient les pratiques, et qui aujourd’hui feignent la surprise ou se réfugient derrière une loyauté de façade pour mieux se faire remarquer auprès de la hiérarchie.
Les dysfonctionnements désormais établis, documentés et reconnus par la justice ne sont pas le fait d’un individu isolé. Ils sont la conséquence directe d’un système, de choix collectifs, de silences assumés et de comportements alignés « dans le moule », parfois au prix de toute éthique. Les dénoncer tardivement sans jamais en assumer la part de responsabilité relève de l’hypocrisie.
Comparer des salariés ou des lanceurs d’alerte à des périodes historiques aussi tragiques que le régime hitlérien n’a rien de glorieux. User de telles analogies, tout comme salir publiquement des personnes déjà reconnues comme victimes, ne relève ni du courage ni de la loyauté, mais d’une dérive grave du débat et d’un mépris manifeste pour la réalité des faits et pour la mémoire collective.
Je n’ai jamais cru, hier, aux récits commodes ni aux justifications tardives. Pas plus que je n’accepte aujourd’hui les tentatives de réécriture de l’histoire visant à déplacer les fautes, à banaliser le harcèlement ou à disqualifier celles et ceux qui ont résisté.
Victor Hugo décrivait déjà avec justesse ces mécanismes de pouvoir et de complaisance :
« Le courtisan est à la cour ce que le ver est dans le fruit : il en vit et le corrompt. »
Ce texte n’est ni une revanche ni une provocation. Il est un rappel nécessaire à la vérité, au respect des décisions de justice et à la responsabilité collective.
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