Les fossoyeurs d’EDF : quand écrire devient une question de survie

Les fossoyeurs d’EDF : quand écrire devient une question de survie

Chez ELEKTRON-VERT, nous avons fait le choix de publier, prochainement, un livre que beaucoup auraient préféré ne jamais voir exister.
Son titre : Les fossoyeurs d’EDF.

Ce livre n’est ni un pamphlet, ni un règlement de comptes.
C’est un témoignage documenté, écrit au prix d’une souffrance extrême, au cœur d’un système où le silence institutionnel, judiciaire et managérial peut broyer une vie entière.

Aujourd’hui, nous faisons le choix de partager quelques extraits d’un des chapitres les plus durs.
Non pour choquer gratuitement.
Mais pour rendre visible ce qui a été caché pendant des années.


« Ce chapitre marque la rupture. La fin de la présomption d’innocence. »

Dès les premières pages, le ton est donné.
Le chapitre intitulé L’affaire Begin / Didier (non d’emprunt) raconte un basculement irréversible :

« Ce chapitre représente un tournant de ma vie. Il raconte le moment précis où ma vie a basculé. »

À partir de là, plus rien ne fonctionne normalement.
Ni la justice.
Ni l’employeur.
Ni les institutions censées protéger.

« À partir de ce jour-là, plus rien ne fut traité normalement. Ni par la justice. Ni par mon employeur. Ni par les institutions censées me protéger. Aucun n’a agi. »

Ces mots ne sont pas des métaphores.
Ils décrivent une mise à l’écart progressive, silencieuse, destructrice.


Une accusation indicible, connue de tous… sauf de l’intéressé

L’un des passages les plus violents du chapitre révèle une réalité glaçante :
une accusation de pédophilie, connue des institutions, cachée pendant plus de cinq ans à celui qu’elle visait.

« J’ai vécu pendant des années avec une accusation indicible suspendue au-dessus de moi, sans jamais pouvoir la regarder en face ni la combattre. »

Cette accusation, pourtant classée sans suite pour absence totale d’infraction, a contaminé toute une vie professionnelle et personnelle.

« Une accusation d’une telle gravité écrase tout, détruit tout avant même d’être instruite. »

Le lecteur comprend alors une chose essentielle :
la présomption d’innocence n’a pas survécu au silence.


« J’étais devenu un dossier encombrant »

Le chapitre décrit avec précision la mécanique institutionnelle.
Une mécanique froide, lente, implacable.

« Dès le moment où j’ai dénoncé les faits, je n’étais plus considéré comme une personne. J’étais devenu un dossier encombrant. »

Isolement.
Absence de mission.
Bâtiments vides.
Enquêtes internes pilotées par des cabinets privés.

« Lorsque EDF souhaite se débarrasser d’un élément gênant, elle n’hésite pas à dépenser des sommes astronomiques. »

Pendant ce temps, le corps lâche.
L’esprit s’effondre.


Souffrance psychique, idées suicidaires, tentatives

Ce livre ne contourne rien.
Il nomme la réalité, y compris la plus difficile à lire.

« Les tentatives de suicide ont marqué le point culminant de cet effondrement. »

Le texte décrit les symptômes d’un stress post-traumatique complexe, attesté médicalement.
Il évoque aussi une demande d’aide à mourir, refusée pour une seule raison administrative.

« Pour moi, cela aurait été une libération. Ce fait est attesté médicalement. »

Ce passage n’est pas là pour provoquer.
Il est là pour témoigner de ce que produit l’irresponsabilité institutionnelle.


Une question qui dérange : qui protège-t-on réellement ?

L’un des points les plus troublants du chapitre concerne l’issue judiciaire.
L’auteur a été licencié.
L’auteur de la dénonciation calomnieuse, lui, continue sa carrière.

« Un agent condamné pénalement continue d’exercer sur un site nucléaire. Moi, j’ai été licencié. »

Aucune mesure conservatoire.
Aucune sanction visible.
Au contraire, une promotion.

« Finalement, entre fossoyeurs, on s’aide. »

Le livre pose alors une question simple, mais explosive :

« Quels sont les critères réels de gravité retenus par la direction d’EDF ? »


Pourquoi nous avons besoin de votre soutien

Écrire ce livre n’a pas été un choix confortable.
Cela a été une nécessité vitale.

« Je n’ai pas choisi d’écrire. J’y ai été contraint. »

Aujourd’hui, pour que Les fossoyeurs d’EDF puisse voir le jour rapidement,
nous avons besoin de votre soutien financier.

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  • la finalisation éditoriale,

  • la publication,

  • la diffusion de ce témoignage,

  • et la protection juridique indispensable.

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👉 C’est refuser que la souffrance reste invisible.
👉 C’est permettre que ces faits existent dans l’espace public.


Faire un don, c’est faire exister la vérité

Ce livre ne réclame pas la compassion.
Il exige la lucidité.

Comme l’écrit l’auteur :

« Une erreur judiciaire ne disparaît pas avec un jugement. Elle continue de vivre dans les corps, dans les vies qu’elle a durablement altérées. »

Aidez-nous à faire en sorte que cette histoire ne soit pas étouffée une seconde fois.

➡️ Soutenez la publication de Les fossoyeurs d’EDF.


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