Non-assistance à personne en danger : le silence de l’État

Hier, à 13h50, j’ai alerté l’accueil de Matignon d’un passage à l’acte imminent par ingestion de médicaments. Cet appel faisait suite à un courrier de la cheffe de cabinet de Monsieur LE CORNU, courrier qui, à l’instar de ceux de ses prédécesseurs, refuse toute intervention auprès d’EDF malgré plus de sept années de procédures et de souffrance. L’appel passé à Matignon à 13h50 a été enregistré.

À la suite de cet appel resté sans effet, un passage à l’acte a effectivement eu lieu par prise de somnifères. Aucune action n’a été engagée par les services contactés, malgré le caractère explicite de l’alerte. Il s’agit là d’un appel d’urgence auquel aucune réponse n’a été apportée, ce qui peut être qualifié de non-assistance à personne en danger.

Depuis le mandat de Monsieur ATTAL, un rendez-vous au ministère de l’Industrie avait pourtant été évoqué. Un courrier de Monsieur Bruno Le Maire en atteste. Une fois encore, cet engagement n’a pas été tenu. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de renoncements répétés de l’État, qui, depuis sept ans, n’a jamais exigé d’EDF la fin d’un acharnement administratif et professionnel aux conséquences humaines graves.

Cette tentative de suicide trouve son origine dans ce long calvaire, imputable à la fois à l’État et à la direction d’EDF, notamment à son PDG et au directeur de la DPNT, pour lesquels la valeur d’une vie humaine semble secondaire. Cette affirmation repose sur des faits, documentés et répétés.

J’en appelle aujourd’hui à celles et ceux qui peuvent relayer ces informations afin d’interpeller l’opinion publique sur la manière dont l’État gère ce type de situation. Les échéances électorales de 2026 et 2027 approchent, et il est essentiel que chacun vote en connaissance de cause.

Je remercie sincèrement celles et ceux qui relaieront ces faits.

Portez-vous bien.

Arnaud BEGIN, brisé par l’État et EDF


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