
Bonjour Monsieur le Chef de Cabinet du Premier ministre,
Comme vous pouvez le constater, je vous ai fait parvenir un chapitre de l’ouvrage que je suis en train d’écrire, intitulé « Les fossoyeurs d’EDF ».
L’État, ainsi que les différents Premiers ministres successifs, n’ont rien fait pour faire cesser la situation que je dénonce, alors même qu’ils disposaient de plusieurs leviers juridiques et institutionnels pour agir : un simple appel téléphonique, une intervention administrative, ou encore la mise en œuvre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Rien n’a été engagé pour protéger EDF, son harcèlement devenu institutionnel et ses harceleurs.
Je considère donc que les atteintes graves à ma santé, passées, présentes et à venir, relèvent directement de votre responsabilité, vous qui, au lieu de lire mes messages d’alerte et de souffrance, les avez supprimés sans les lire, comme en attestent les accusés de réception que j’ai conservés.
Je cite également M. Emmanuel MACRON, qui — et j’en possède l’enregistrement — a été explicitement alerté sur un risque de passage à l’acte. Le jour où ce passage à l’acte s’est produit, j’ai eu le service de l’Élysée à l’accueil, qui m’a confirmé avoir reçu l’ensemble de mes alertes. Cet épisode s’est soldé par une hospitalisation. M. MACRON n’a fait aucune alerte suite à alerte de passage à l’acte qui a été effectif ! Inadmissible pour un Président et surtout inhumain !
Aujourd’hui, mon état de santé est très dégradé. Les idées noires reviennent, alimentées d’un côté par l’acharnement judiciaire de l’État, et notamment du ministre de la Justice, et de l’autre par EDF, qui continue à m’attaquer par avocats interposés, des avocats payés avec l’argent du contribuable.
Face à votre inaction persistante, et au fait que vous vous réfugiez derrière une prétendue séparation des pouvoirs, je vous informe que ce courrier sera publié sur le site de mon association ELEKTRON-VERT, ainsi que celui adressé aux députés, et des extraits de mon livre.
J’ai le sentiment d’être arrivé psychologiquement au bout du chemin, et vous portez, vous et les membres de votre gouvernement, une part directe de responsabilité dans cette situation. Protéger EDF à ce prix-là, au détriment d’un individu, m’est humainement insupportable.
Lorsque cela vous arrange, en revanche, vous savez intervenir : pour nommer le PDG d’EDF, pour décider de la construction des EPR, ou encore pour percevoir des dividendes. Je rappelle également le rôle de l’ASN-R, qui a participé — et je peux le prouver — à mon licenciement.
Pourtant, M. Sébastien Le CORNU est originaire de ma région, la Normandie, tout comme moi, né à Évreux. Je me souviens très précisément qu’il m’a serré la main lors de sa visite sur l’EPR dans les années 2018 — le seul à l’avoir fait. Il avait même pris le temps d’échanger une minute avec nous (nous étions deux inspecteurs). Une fois au pouvoir : plus rien. Cela aussi, je compte le dénoncer.
Si demain je devais faire un nouveau passage à l’acte, j’engage clairement la responsabilité de votre gouvernement, y compris celle du ministre de la Justice, qui semble davantage utiliser la justice comme un outil d’intimidation — par la diffamation — que comme un instrument de protection des citoyens.
Vous m’avez livré « aux chiens », pour reprendre l’expression de François Mitterrand, et vous continuez. Cette situation doit cesser ou être publiquement dénoncée.
Enfin, je rappelle que HUGO du Tricastin a été reçu au ministère de l’Environnement, alors même qu’il reconnaît dans la presse m’avoir harcelé. Quel message pensez-vous envoyer ainsi ? celui d’avoir défendu un harceleur toujours en poste … belle leçon d’équité ! Là vous avez pris le temps !
Bonne lecture.
Arnaud BEGIN
Président de l’association ELEKTRON-VERT : https://elektron-vert.fr
Copie : courrier publié sur le site de l’association.
© Elektron-Vert


















