
Harcèlement moral chez EDF : un combat engagé depuis 2018
Depuis 2018, je subis des faits de harcèlement moral d’une extrême violence. À cela s’ajoutent des mesures de représailles de la part d’EDF. Ces actions font suite à ma décision d’ester en justice afin de faire reconnaître mes droits.
Ce harcèlement intervient après plusieurs évaluations de sûreté nucléaire. Les sites concernés incluent le Tricastin (2005 et 2018) et Dampierre (2015). Malgré les dénégations persistantes des avocats d’EDF, les faits sont établis.
L’ensemble des preuves figure dans un dossier pénal de 1 300 pages. Ce dossier résulte de l’ouverture d’une information judiciaire en 2022. Cette procédure fait suite aux révélations de l’usurpateur connu sous le nom de « Hugo », en poste sur le site du Tricastin. EDF a protégé cet individu, tout comme les directions de la DPNT et de la DPN.
Pour mieux comprendre le contexte global, vous pouvez consulter la page dédiée à notre action collective sur
Pressions et entraves lors de l’évaluation de Dampierre
En 2017, lors de l’évaluation du site de Dampierre (45), le directeur délégué adopte un comportement agressif constant. Cette attitude dure pendant les quinze jours de l’inspection. Son objectif apparaît clairement : empêcher la mise en lumière de dysfonctionnements graves en matière de sûreté.
Pour y parvenir, il multiplie les pressions. Il utilise des menaces explicites ou implicites. Il organise des déstabilisations quotidiennes. Il cherche enfin à empêcher la finalisation de l’inspection.
Aujourd’hui, cet homme siège à l’état-major de la DPN. Il appartient à ce que je nomme la famille des « fossoyeurs d’EDF ». Je consacrerai un chapitre entier de mon livre à cette période. J’y décrirai les faits observés, mais aussi les éléments volontairement dissimulés dans les rapports de sûreté. Les preuves étayeront chaque affirmation.
Condamnations judiciaires et responsabilité de l’État
En novembre 2024, la justice condamne EDF pour harcèlement moral et manquement à l’obligation de sécurité. Cette décision vise l’ensemble de la chaîne managériale. Elle concerne le PDG, les directions de la DPNT et de la DPN, ainsi que les directions des sites de Chooz et de Paluel.
L’État porte une responsabilité directe dans cette situation. En tant qu’actionnaire majoritaire, il ne peut se retrancher derrière une séparation des pouvoirs. Pourtant, il a choisi l’inaction entre 2018 et 2024. Pire encore, il n’a pas répondu aux questions de députés alarmés.
Cette inertie rappelle tristement l’affaire France Télécom. Combien de suicides faudra-t-il encore pour agir ? Combien de vies brisées faudra-t-il reconnaître ?
Promesses politiques non tenues et silences répétés
Aujourd’hui, la situation reste identique. L’État refuse de s’opposer au PDG qu’il a nommé. Il protège également les intérêts des plus puissants. Depuis 2018, les priorités politiques se sont inversées. Les citoyens, les travailleurs et la santé mentale passent au second plan.
En 2023, Bruno Le Maire demande un dossier sur ma situation. Ce dossier reste sans suite. Ce silence démontre un renoncement politique. Lorsque l’action devient contraignante, l’indignation se limite aux plateaux de télévision.
Le 6 mars 2024, Gabriel Attal adopte la même posture. Par l’intermédiaire de son chef de cabinet, il exprime sa sympathie, tout en refusant d’intervenir. La correspondance est transmise à Roland Lescure. Aucun acte concret ne suit.
Impunité, filtres politiques et mépris des citoyens
Roland Lescure n’agit pas. Comme d’autres avant lui, il se tait. Beaucoup de responsables ont pourtant été députés. Lorsqu’ils étaient élus, ils promettaient d’aider. Une fois au pouvoir, ils disparaissent.
Les collaborateurs parlementaires filtrent les dossiers sensibles. Ils décident de ce qui remonte ou non. Faute de réponse officielle, je conclus que Gabriel Attal a menti. Cette attitude interroge, surtout au regard de ses ambitions présidentielles.
Dans le même temps, la cheffe de cabinet de Sébastien Lecornu reste inactive malgré l’alerte sur un passage à l’acte. Cette indifférence illustre un mépris profond. Les citoyens ne comptent plus que le jour du vote.
Harcèlement moral et sûreté nucléaire : une ligne rouge
Empêcher un inspecteur du nucléaire de travailler constitue une infraction pénale. Sa mission vise la protection des citoyens. Il doit signaler les dysfonctionnements graves, comme le ferait l’ASN-R.
Si cette affaire avait concerné un inspecteur de l’ASN-R, l’État aurait-il gardé le silence ? La question mérite d’être posée.
Par ailleurs, « Hugo », reconnu comme ayant participé à ces pratiques (Le Monde, 2021), reste en poste. Il a pourtant perdu ses procès, aux prud’hommes comme au pénal. Cette impunité choque et interroge.
Responsabilité d’EDF et appel à l’action
L’État assume la responsabilité des actions d’EDF. Il a nommé son PDG. Il perçoit des dividendes. Il finance aussi des avocats qui mentent devant les juridictions. EDF refuse toute solution durable.
J’accuse EDF et l’État de porter atteinte à ma santé psychique. Huit années de combat usent une vie. Même les défenseurs du nucléaire devraient se poser une question simple : et si cela arrivait à l’un de leurs proches ?
Comment soutenir cette démarche
Plusieurs actions permettent d’agir concrètement :
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Écrire à votre député afin de l’obliger à se positionner.
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Contacter le cabinet du Premier ministre : magec-cabpmsi@pm.gouv.fr
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Saisir votre CLI, malgré leur refus de relayer l’existence de notre association.
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Signer et partager la pétition : https://c.org/gywX8pfGBP
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Soutenir l’écriture de mon livre :
https://www.leetchi.com/fr/c/le-prix-de-lalerte-harcelement-justice-et-oubli-republicain-1222925?utm_source=copylink&utm_medium=social_sharing
Cette situation affecte désormais gravement ma santé physique et mentale. Elle dure depuis trop longtemps.
Arnaud Begin
Président de l’association Elektron-Vert
© Elektron-Vert


















