
Quand l’État vous ment : harcèlement moral, EDF et responsabilités publiques
Harcèlement moral chez EDF : des condamnations établies
J’ai été victime de harcèlement moral de la part d’EDF. Les faits impliquent notamment le directeur de la DPNT et le directeur de la DPN. En novembre 2024, la justice les a condamnés pour « harcèlement moral » et « manquement à l’obligation de sécurité ». Ces décisions rappellent une réalité simple : les dirigeants restent responsables de ce qui se passe au sein de leur entreprise.
Cependant, d’autres situations similaires persistent. Le prochain dossier concerne « HUGO », de la centrale du Tricastin. Il m’a fait subir un harcèlement avéré. Il a aussi diffusé dans la presse des informations mensongères sur la sûreté nucléaire, sans subir la moindre sanction. Le même constat s’impose pour M. Philippe V., du site de Chooz. En juin 2025, la justice l’a condamné pour « dénonciation calomnieuse ». Pourtant, EDF n’a pris aucune mesure disciplinaire.
Ces éléments soulèvent une question centrale. Ces personnes ont-elles réellement agi seules ? Tout porte à croire qu’une protection hiérarchique existe. Cette protection semble venir de la direction de la DPNT, sous l’autorité de M. LEWANDOWSKI, et de la DPN. Les faits restent vérifiables et documentés.
Le rôle de l’État : actionnaire, décideur et juge silencieux
L’État détient une position centrale chez EDF. Il reste actionnaire majoritaire. Il nomme le PDG. Il décide des EPR. Il perçoit aussi des dividendes. Pourtant, lorsque des victimes demandent une intervention, l’État invoque la « séparation des pouvoirs ».
En réalité, cette position pose problème. La séparation des pouvoirs sert ici de paravent politique. Elle masque un soutien actif à EDF. Ce soutien alimente un harcèlement moral devenu structurel. Cette logique ne relève plus de cas isolés. Elle s’inscrit dans une culture institutionnelle.
Depuis près de dix ans, la Macronie soutient les grandes entreprises et leurs dirigeants. Dans le même temps, elle fragilise les droits sociaux. Elle affaiblit aussi la protection des salariés. Ce choix politique a un coût humain. Il détruit des vies. Il impose le silence aux victimes.
À l’approche de 2027, cette réalité mérite réflexion. Pour ma part, je continuerai à dénoncer ces pratiques. Je le ferai avec des faits, des documents et des décisions de justice.
Exemple n°1 : la fusion ASN-IRSN et le silence de l’État
Le 7 mars 2024, M. Bruno LE MAIRE répond à un sénateur inquiet pour ma santé. Ce dernier demande « un exposé détaillé de la situation de M. BEGIN ». Cette demande reste sans suite. Aucun rapport n’a été transmis. Aucune action concrète n’a suivi.
Peu après, l’État impose la fusion ASN-IRSN. Officiellement, cette réforme vise l’efficacité. Dans les faits, elle dilue les responsabilités et les alertes de sûreté. La nouvelle entité, l’ASN-R, repose majoritairement sur des cadres issus des Mines-Ponts. Les anciens agents de l’IRSN occupent désormais des postes subalternes.
Cette organisation pose un autre problème. L’ASN-R exerce aussi des missions d’inspection du travail. Or, ses inspecteurs manquent souvent de qualification sur ces sujets. Trop souvent, leurs décisions vont dans le sens d’EDF. Ce déséquilibre affaiblit la protection des salariés du nucléaire.
Exemple n°2 : le cas « HUGO » au Tricastin
Le cas de « HUGO » illustre parfaitement le double discours de l’État. Dès 2018, lors d’une évaluation interne, plusieurs signaux d’alerte existaient. Ce chef de service Conduite se présentait comme le manager de « 400 agents ». Pourtant, cette affirmation ne résistait pas à l’analyse.
Il entretenait aussi des relations dégradées avec les autres chefs de service. Il se considérait comme indispensable. En parallèle, la DPN préparait déjà sa succession. Son poste devenait instable.
Après son éviction, il a lancé une campagne médiatique. Il a sollicité des associations. Il a contacté la députée de sa circonscription. Avec son avocat, il a convaincu LFI d’ouvrir une enquête parlementaire. Durant cette enquête, il a menti. Malgré cela, le ministère de la Transition écologique l’a reçu.
Dans le même temps, l’État n’a jamais honoré mon rendez-vous prévu avec M. LESCURE. Ce choix révèle une logique inquiétante. L’État écoute le harceleur. Il ignore la victime.
Communication gouvernementale et conflits d’intérêts
Un autre élément interpelle. La porte-parole du gouvernement se présente comme « ingénieure nucléaire » sur les réseaux sociaux. Les visuels mettent en avant des installations EDF. Cette communication brouille la frontière entre État et entreprise publique.
Sans remettre en cause ses compétences, une question demeure. Quelle expertise réelle possède-t-elle en sûreté nucléaire, après un parcours orienté vers la gestion de projets de propreté de site ? L’image prime ici sur la rigueur technique.
Enfin, un représentant du ministère de l’Industrie siège au comité d’EDF. Ce lien direct confirme l’imbrication étroite entre l’État et l’entreprise.
Conclusion : une responsabilité politique engagée
L’État entretient le harcèlement moral lorsqu’il choisit le silence. Il protège les harceleurs quand cela l’arrange. En parallèle, il laisse les victimes se faire broyer depuis 2018. Cette situation pose une question démocratique majeure.
Je vous invite donc à partager cet article. Faites circuler ces informations. Ensemble, mettons en lumière les dysfonctionnements de l’État. Dénonçons les promesses creuses et les mensonges institutionnels. Refusons qu’une entreprise publique détruise des vies dans l’indifférence générale.
Merci à vous,
BEGIN Arnaud
© Elektron-Vert


















